Liberté
Rester l’auteur de sa vie, choisir ses relations de confiance, faire évoluer ses choix et conserver le droit d’être entendu directement.
Inscrire dans le droit le fondement humain de la solidarité.
Le droit appartient à tous. Il devient particulièrement décisif pour celles et ceux qui ne peuvent pas, seuls, faire émerger, maintenir ou reconstituer autour d’eux les relations humaines dont ils ont besoin.
Reconnaître à toute personne la liberté de choisir une ou plusieurs personnes physiques de confiance, de différencier leurs rôles, de faire évoluer ses choix ou de décider de ne pas constituer de cercle. Lorsque l’isolement, une déficience, des difficultés d’expression ou la disparition des proches rendent ce choix difficile, les institutions doivent favoriser les conditions humaines de son exercice, sans jamais composer, administrer ni tenir le cercle.
Le cercle de personnes de confiance peut être compris comme une forme concrète de fraternité, au service de l’égalité réelle et de la liberté de la personne.
Rester l’auteur de sa vie, choisir ses relations de confiance, faire évoluer ses choix et conserver le droit d’être entendu directement.
Disposer des appuis humains nécessaires pour exercer réellement ses droits, quelles que soient ses capacités, ses possibilités ou ses impossibilités du moment.
Pouvoir compter sur des personnes physiques qui connaissent, écoutent, défendent, prennent des relais et s’occupent durablement de la situation.
Certaines personnes peuvent choisir, entretenir et faire reconnaître leurs relations de confiance par elles-mêmes. D’autres vivent dans un isolement ancien, communiquent difficilement, dépendent fortement d’autrui ou ont perdu les personnes qui comptaient pour elles. Elles peuvent avoir un besoin vital d’humanité de proximité sans pouvoir, seules, la faire émerger ou la reconstituer.
Le droit au cercle appartient à tous. Le devoir de soutien devient plus fort lorsque la personne ne peut pas, seule, créer les conditions de son exercice.
Il procède de ses choix, de ses préférences, de ses relations et de son histoire. Il ne devient jamais la propriété d’une institution, d’un service, d’un établissement ou d’un professionnel.
Elles peuvent soutenir l’expression de la personne, ouvrir des possibilités de rencontre, préserver les liens naissants, laisser du temps à la confiance et favoriser l’émergence, le renforcement ou la reconstitution du cercle, sans jamais choisir ses membres à sa place.
Lorsqu’un cercle s’est défait, lorsque les proches ont disparu ou lorsque la personne n’a jamais pu en constituer un, l’enjeu est de rendre possible, autour d’elle, une famille sociale étendue ou progressivement reconstituée. Cette famille sociale ne se décrète pas : elle se construit dans le temps, par des relations consenties, reconnues et soutenues.
Le droit français reconnaît déjà plusieurs tiers placés aux côtés d’une personne : personne de confiance, personne qualifiée, proches reconnus par le droit civil, mandataires choisis à l’avance, représentants légaux et recours extérieurs. Ces figures répondent à des fonctions différentes. Elles ne forment pas encore un droit général, continu et attaché à la personne, lui permettant de faire reconnaître les relations de confiance qu’elle choisit autour d’elle.
Les relations de confiance existent avant le droit et en dehors des institutions. Elles ne sont ni des prestations, ni des services, ni une organisation appartenant à une administration. Leur reconnaissance juridique ne les transforme pas en dispositif.
Toute personne doit pouvoir choisir une ou plusieurs personnes physiques de confiance, préciser la place qu’elle souhaite leur donner, modifier ses choix ou décider de ne pas constituer de cercle.
Le droit ne crée pas le cercle. Il reconnaît la liberté de la personne de le constituer et d’en demander le respect dans la continuité de sa vie. Lorsque la personne ne peut pas exercer seule cette liberté, les institutions doivent favoriser les conditions de son exercice, sans jamais constituer le cercle à sa place.
La reconnaissance du cercle ne remplace aucune politique publique. Elle leur donne un principe commun : partir de la personne, reconnaître les relations qu’elle choisit et préserver leur continuité.
l’autodétermination, le soulagement des aidants, l’après-nous, la continuité des parcours, la protection juridique, la prévention de l’isolement et de l’emprise, ainsi que l’alliance entre solidarités citoyennes et institutionnelles.
un cercle administré, agréé ou standardisé. Il ne donne aucun pouvoir collectif uniforme et ne permet à aucune institution de composer les relations à la place de la personne.
Les institutions reconnaissent les choix de la personne, favorisent la continuité du cercle et apportent les soutiens nécessaires. Elles n’en deviennent ni propriétaires ni organisatrices.
La proposition distingue strictement le cap politique et la construction juridique de ses effets.
Une résolution parlementaire peut affirmer la nécessité du droit au cercle et ouvrir un débat public national. Elle ne crée pas, à elle seule, de droit opposable.
Un travail de codification conduit avec des juristes précisera les preuves, les secrets protégés, les responsabilités, les recours, la protection juridique, les mineurs et l’articulation entre les codes.
Constat juridique, récit public, proposition de résolution parlementaire et prototype de codification.
Lire le dossierBénéfices humains, familiaux, professionnels, institutionnels, économiques et collectifs attendus, à observer et à évaluer.
Lire l’épilogueLe droit au cercle constitue une proposition autonome. Les ressources suivantes permettent d’en approfondir les fondements humains, politiques, juridiques et organisationnels.
Le cadre politique général dans lequel s’inscrit le droit au cercle.
Ouvrir le PDFUne piste juridique complémentaire pour préparer et transmettre certaines fonctions dans la durée.
Ouvrir le PDFUne réflexion sur les relations humaines qui précèdent et accompagnent les solutions.
Ouvrir le PDFUne présentation simple de l’organisation humaine de proximité autour de la personne.
Ouvrir le PDFUne présentation synthétique des cinq causes et des cinq rôles de Dediĉi.
Ouvrir le PDFLa proposition appelle une vérification juridique, un débat politique, un portage parlementaire et l’examen des pratiques qui permettent déjà de reconnaître et de protéger les relations choisies.