Mon projet de viePouvoir compter durablement sur des personnes qui me connaissent et m’aident à faire entendre ce que je veux.Continuité humaine et autodétermination
← Retour au siteÉvaluer la continuité humaine sans administrer le cercle
Ressource de référence — mise à jour le 13 août 2026.
L’évaluation doit porter sur l’effet réel pour la personne et sur la solidité du contexte humain qui rend son autodétermination praticable. Elle ne doit pas transformer le cercle en dispositif normé.
1. Questions principales
- La personne dispose-t-elle de personnes qui apprennent réellement à la connaître et à comprendre ses modes d’expression ?
- Peut-elle exprimer un choix, un refus, une hésitation ou un changement d’avis avec le temps et les soutiens nécessaires ?
- La connaissance utile de la personne survit-elle aux changements de professionnels, de lieux et de dispositifs ?
- Le cercle repose-t-il de manière excessivement fragile sur une seule personne, ou existe-t-il des possibilités de relais conformes aux souhaits de la personne ?
- Les fragilités sont-elles repérées suffisamment tôt pour permettre renforcement ou renouvellement ?
- Les institutions dialoguent-elles avec le cercle sans se l’approprier, tout en conservant leurs responsabilités propres ?
- Lorsque l’opérateur de soutien change, un relais est-il réellement préparé ?
2. Signes d’une continuité qui fonctionne
- La personne est mieux comprise dans des situations où son expression est difficile.
- Elle conserve des interlocuteurs de confiance au-delà d’un seul établissement ou professionnel.
- Les transitions ne provoquent pas une perte brutale de compréhension de ses habitudes, préférences et choix.
- Le cercle peut se renouveler sans être recréé artificiellement par une institution.
- Les personnes du cercle peuvent demander de l’aide lorsqu’elles s’épuisent ou ne savent plus comment agir.
- Les désaccords peuvent apparaître sans qu’une voix unique soit automatiquement confondue avec celle de la personne.
3. Indicateurs à ne pas confondre avec le résultat
Nombre de réunions, nombre fixe de membres, nombre d’appels, fréquence standard de contacts ou production de comptes rendus peuvent être des traces d’activité. Ils ne prouvent pas, à eux seuls, que la continuité humaine existe. Ils ne doivent pas devenir des normes imposées au cercle.
4. Évaluation par la personne
La question ultime reste : est-ce que cette organisation m’aide réellement à être comprise, à dire ce que je veux, à changer d’avis, à être défendue lorsque c’est nécessaire et à traverser les changements sans perdre les personnes et la connaissance humaine dont j’ai besoin ?
5. Pour l’expérimentation
Les futures expérimentations pourront combiner récit de la personne, observation qualitative, appréciation des proches et professionnels, traces de transitions, fragilités repérées et continuité des relais. Les indicateurs médico-économiques devront mesurer l’activité de l’opérateur sans coloniser la vie relationnelle du cercle.