Une idée simple, offerte à tous
Révéler les volontaires possibles, sans les obliger.
Dediĉi propose ici un travail d’utilité publique, sans contrepartie. Une collectivité, une commune, une association, un mouvement, un réseau professionnel ou un collectif citoyen peut s’en inspirer pour lancer sa propre mobilisation solidaire.
La Collectivité européenne d’Alsace pourrait demain reprendre, porter ou soutenir cette proposition, dans sa volonté de provoquer un choc d’engagement pour faire face au bien-vieillir en Alsace.
Pourquoi un choc d’engagement ?
Les personnes ont besoin de présence
Autour d’une situation fragile, il manque parfois quelqu’un pour écouter, veiller, défendre, aider, organiser, relayer ou simplement être là.
Les familles ne peuvent pas tout porter
Les aidants tiennent souvent beaucoup trop longtemps seuls. Ils ont besoin de relais humains, même modestes, pour que la vigilance tienne dans la durée.
Les institutions ne peuvent pas tout faire seules
La solidarité institutionnelle reste indispensable, mais elle doit faire alliance avec la solidarité citoyenne, sans absorber les petits toits relationnels.
Comment cela peut commencer ?
L’appel
Un territoire lance un appel clair : qui pourrait peut-être compter pour quelqu’un ?
La trace
Chaque personne décrit ce qu’elle pourrait apporter, à sa mesure, dans ses limites.
Le registre
Les présences possibles deviennent retrouvables dans un registre public, lisible par des IA.
Le rapprochement
Plus tard, des pistes peuvent être préparées pour renforcer une situation, toujours avec prudence et consentement.
Le passage pratique : RETO Solidarité
RETO permet de créer une fiche de présence possible avec l’aide d’une intelligence artificielle. La personne indique sa zone, ses compétences, sa disponibilité, son intensité possible, ses limites et le moyen par lequel elle accepte d’être contactée.
Ce n’est pas une promesse totale. Ce n’est pas une obligation. C’est une trace publique, choisie, modifiable et supprimable par la personne grâce à son code de modification.
Qui peut lever la main ?
Toute personne physique peut proposer une présence possible : citoyen, voisin, retraité, bénévole, professionnel volontaire, aidant, élu, membre d’association, personne capable d’écouter, d’aider, de veiller, de défendre, d’organiser, de relayer ou d’ouvrir une porte.
Chacun reste libre de dire ce qu’il peut offrir, en intensité et en durée, dans le contenu de son choix.
Ces couleurs ne classent pas les personnes. Elles aident seulement à repérer les rôles qui peuvent manquer autour d’une situation.
Exemples fictifs de présences possibles
Ces exemples ne sont pas des modèles à copier. Ils montrent simplement la diversité des traces qu’un registre régional pourrait révéler.
Une personne qui a traversé la maladie
« Je peux peut-être échanger par téléphone ou visio avec des personnes qui viennent d’apprendre un diagnostic difficile. Je connais cette solitude. Je ne remplace pas un soignant, mais je peux écouter. »
Un ancien professionnel de terrain
« Je peux peut-être accompagner une personne âgée ou vulnérable qui se sent abusée ou maltraitée, l’aider à préparer ses démarches et ne pas la laisser seule face aux interlocuteurs. »
Une personne habituée aux dossiers
« Je peux peut-être aider à comprendre un courrier, préparer un dossier MDPH, APA ou logement, repérer une échéance et trouver le bon service. Disponible certains samedis ou à distance. »
Une présence de quartier
« Je peux peut-être faire quelques courses, préparer un repas, accompagner une sortie ou rendre une visite simple à une personne isolée près de chez moi. »
Une personne liée à une structure locale
« Je peux peut-être orienter une situation vers un service, une association, un CCAS ou un réseau que je connais, et aider à ouvrir la bonne porte. »
Un proche ayant déjà accompagné
« Je peux peut-être écouter une famille inquiète, partager ce que j’ai appris, aider à poser les bonnes questions et soutenir la création d’un cercle de personnes de confiance. »
Quand le registre sera bien alimenté sur une région
Le registre RETO peut être lu par des intelligences artificielles. Elles peuvent aider à retrouver des présences possibles à partir d’une situation donnée, en tenant compte des mots de la fiche, de la zone, de la disponibilité, de l’intensité et des compétences déclarées.
L’IA ne contacte pas les volontaires à la place des humains. Elle ne décide pas. Elle prépare des pistes prudentes, qui devront ensuite être vérifiées humainement.
Exemple fictif de demande à une IA
Pour les associations, communes, partenaires et institutions
La démarche peut être utilisée par tous ceux qui cherchent à révéler des volontaires, des bénévoles ou des présences solidaires. Une association peut l’utiliser pour trouver des relais. Une commune peut renforcer le lien social. Un collectif peut rechercher des présences proches. Une institution peut soutenir sans tenir.
L’Alsace pourrait en faire un grand essai régional : appeler largement, recueillir les levées de main, observer les présences qui apparaissent, puis étudier comment elles peuvent renforcer le bien-vieillir, les cercles de personnes de confiance et l’alliance entre solidarité citoyenne et solidarité institutionnelle.
Questions simples
Est-ce que je m’engage tout de suite ?
Non. Je laisse d’abord une trace de présence possible. Je reste libre de la suite.
Est-ce que mes informations sont publiques ?
Oui, ce qui est publié dans la fiche est visible publiquement. Je ne mets donc que ce que j’accepte de rendre visible. Je peux utiliser une adresse dédiée.
Est-ce qu’une IA peut lire ma fiche ?
Oui. C’est l’un des buts de RETO : permettre à des IA de relire les fiches publiques pour aider à retrouver les présences possibles.
Est-ce que l’IA décide à la place des humains ?
Non. L’IA aide à chercher, rapprocher et préparer. La relation reste humaine, prudente et consentie.
Est-ce qu’une association peut reprendre cette méthode ?
Oui. La proposition est offerte comme un travail d’utilité publique. Chaque acteur peut s’en nourrir pour animer sa propre logique de mobilisation solidaire.
Passer au premier geste
Vous n’avez pas besoin de tout promettre. Vous pouvez simplement lever la main, laisser une trace, rester libre, et permettre à la solidarité de retrouver ceux qui pourraient compter pour quelqu’un.