Le village soutient le coffre et les liens.

Le village qui soutient

Les liens naissent mieux quand le village encourage, reconnaît, forme et protège.

Le coffre fonctionne parce que le village lui donne une place. Les lutins apportent une manière de faire, mais le village donne confiance. Dans le conte, le chef du village, la maison commune, les anciens et ceux qui prennent soin du bien commun accueillent le coffre. Ils disent aux habitants que l’idée est bienvenue, utile, protégée et encouragée.

Cette partie est essentielle. Les gens déposent librement leurs pierres. La dépose reste toujours un acte personnel. Chacun fait ce qu’il veut. Chacun garde le droit de ne pas déposer, de déposer une petite pierre, de répondre ou de rester silencieux.

Le village, lui, crée les conditions. Il encourage, explique, rassure, forme, soutient, reconnaît, remercie. Il veille à ce que personne ne soit utilisé, exposé ou laissé seul. Il aide les cœurs prêts à aider à trouver une place digne, sans les tenir.

Dans la vraie vie, le village peut être une commune, une association, une institution, un service public, un collectif citoyen, un employeur, un territoire. Son rôle n’est pas de prendre possession des gens. Son rôle est de rendre possible une solidarité libre, sûre, reconnue et durable.

Déposer une pierre est aussi un geste qui mérite d’être valorisé. Celui qui dépose une pierre offre au village un commencement. Il accepte que son envie d’aider devienne trouvable, sans se montrer trop tôt. Ce geste peut appeler une reconnaissance, une formation, un accompagnement, une gratification symbolique ou concrète, parfois de nouveaux pouvoirs d’agir. Le village honore les pierres parce qu’elles portent une humanité qui se libère.

Le village donne confiance. Les gens déposent librement leurs pierres. Les liens peuvent naître.

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