Collection thématique des Cahiers de Dediĉi

L’énigme Dediĉi

Pourquoi les institutions ne regardent-elles pas encore cette proposition ?

Une proposition née du terrain, construite depuis plus de quarante ans, ouverte à la recherche, et encore difficile à regarder.

Visuel général de la collection

Il existe, dans le paysage de la solidarité, une question difficile à contourner.

Depuis plus de quarante ans, Dediĉi construit une proposition née du terrain, des personnes impliquées, des proches, des aidants, des citoyens engagés dans les situations de handicap et de vulnérabilité. Elle ne vient pas d’abord d’un établissement, d’un service, d’une administration ou d’une offre institutionnelle. Elle vient de la vie réelle, des situations portées au quotidien, des inquiétudes des familles, de l’épuisement des aidants, des ruptures de parcours, des protections parfois trop substitutives, et de cette question simple : qui est vraiment là, durablement, autour de la personne impliquée ?

Dediĉi porte aussi la marque d’un regard inhabituel. Là où les cadres ordinaires découpent les responsabilités, les dispositifs, les financements et les offres, Dediĉi cherche la cause des causes dans ce qui tient ou ne tient pas autour de la personne. Ce regard ne s’est pas formé dans les évidences administratives. Il vient d’une expérience vécue, d’une attention longue, d’une pensée décalée, capable de revenir sans cesse à l’essentiel : des relations pour trouver les solutions.

La proposition est simple à dire, mais profonde dans ses conséquences. Autour de chaque personne impliquée dans une situation de vulnérabilité, il devrait exister un cercle de personnes de confiance, un petit toit humain, composé de personnes physiques capables d’écouter, comprendre, défendre, protéger, relier, alerter, accompagner, et tenir dans le temps. Ce petit toit ne s’oppose pas aux solutions. Au contraire, il les rend possibles. Il permet de les chercher, de les choisir, de les ajuster, de les vérifier, de les corriger, et parfois d’en inventer de nouvelles. Une relation n’est pas le contraire d’une solution ; elle est souvent le chemin par lequel les solutions deviennent justes.

Les institutions de la solidarité ont appris à penser l’offre : les droits, les dispositifs, les services, les financements, les établissements, les plateformes, les parcours, les coordinations, les protections. Tout cela est nécessaire. Mais Dediĉi propose de déplacer le point de départ. Ne pas commencer par l’offre disponible, mais par la personne impliquée. Ne pas commencer par ce que les personnes morales peuvent organiser, mais par les relations que des personnes physiques peuvent tenir. Ne pas commencer par les grands toits, mais par le petit toit qui doit exister autour de la personne, puis demander aux grands toits de le soutenir.

Dediĉi ne cherche pas seulement à améliorer les réponses. Il cherche la cause des causes. Son hypothèse est que beaucoup de dysfonctionnements rencontrés dans les situations de vulnérabilité naissent d’une faiblesse dans l’une des dimensions essentielles qui devraient tenir autour de la personne impliquée : être entendue, être défendue, être suivie activement, être compensée, être soutenue par un cadre institutionnel juste. De là naît une organisation en cinq rôles, simple dans son principe, fractale dans ses applications, capable d’être regardée à toutes les échelles : autour d’une personne, dans un cercle, dans une association, dans une institution, dans un territoire, dans une politique publique.

Ce parcours propose de regarder pourquoi Dediĉi peut rester difficile à voir, puis pourquoi cette difficulté même mérite d’être examinée. Si l’hypothèse est incomplète, elle devra être améliorée. Si elle est discutable, elle devra être discutée. Si elle est contredite, elle devra l’entendre. Mais si elle touche juste, alors elle désigne peut-être l’un des grands angles morts de la solidarité contemporaine : nous avons beaucoup pensé l’offre, et pas encore assez soutenu les relations qui permettent aux solutions de tenir autour de la personne impliquée.

Des relations pour trouver les solutions. Un petit toit pour que les solutions tiennent. Des grands toits pour les soutenir sans les tenir.
Mouvement

L’énigme institutionnelle

Les grands toits savent organiser l’offre. Dediĉi part d’un autre endroit.

Visuel du cahier 001
CAHIER 001

Une énigme dans le paysage de la solidarité

Pourquoi une proposition venue du terrain reste-t-elle si peu examinée ?

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Visuel du cahier 002
CAHIER 002

Une proposition qui ne ressemble pas à une offre

Quand Dediĉi déplace l’objet même que les institutions savent regarder.

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Visuel du cahier 003
CAHIER 003

Le regard institutionnel part des grands toits

Comprendre le point de vue des institutions sans le confondre avec la vie réelle.

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Visuel du cahier 004
CAHIER 004

L’offre a pris la première place

Pourquoi l’offre est nécessaire, mais ne peut pas devenir le commencement de tout.

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Visuel du cahier 005
CAHIER 005

Les personnes morales et les personnes physiques

Ce que les institutions peuvent soutenir, et ce que seules des personnes peuvent tenir.

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Mouvement

La vie réelle autour de la personne

Avant les solutions, des relations capables de les trouver et de les faire tenir.

Visuel du cahier 006
CAHIER 006

Qui est vraiment là autour de la personne ?

Revenir à la question la plus simple, la plus concrète, la plus humaine.

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Visuel du cahier 007
CAHIER 007

Le cercle de personnes de confiance

Le petit toit comme condition de sécurité humaine.

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Visuel du cahier 008
CAHIER 008

Des relations pour trouver les solutions

La relation n’est pas le contraire de la solution ; elle en est le chemin.

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Visuel du cahier 009
CAHIER 009

L’après-nous commence tout de suite

Préparer la continuité avant la rupture, et pas seulement après l’absence.

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Visuel du cahier 010
CAHIER 010

Une proposition venue du terrain

Plus de quarante ans d’expérience, de pensée et de regard inhabituel.

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Visuel du cahier 011
CAHIER 011

Mobiliser les personnes physiques

Encourager l’humanité solidaire en la soutenant au lieu de la laisser seule.

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Mouvement

La construction Dediĉi

Une lecture des invariants de la solidarité, ouverte à la recherche et au droit.

Visuel du cahier 012
CAHIER 012

Chercher la cause des causes

Passer de l’émotion juste à une hypothèse organisationnelle.

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Visuel du cahier 013
CAHIER 013

Les cinq rôles qui doivent tenir autour de la personne

Bleu, rouge, vert, noir, jaune : cinq repères pour voir ce qui tient.

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Visuel du cahier 014
CAHIER 014

Une organisation fractale de la solidarité

Les mêmes invariants, du cercle intime aux politiques publiques.

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Visuel du cahier 015
CAHIER 015

Dediĉi comme corpus ouvert à la recherche

Le hub de recherche d’une hypothèse falsifiable.

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Visuel du cahier 016
CAHIER 016

De la substitution à l’alliance

Protéger avec la personne et son cercle, et non seulement à leur place.

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Visuel du cahier 017
CAHIER 017

Le Code de la solidarité : reconnaître le petit toit

Une strate juridique et politique pour soutenir les cercles sans les tenir.

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Visuel du cahier 018
CAHIER 018

Le mandat de protection de tous les temps

Faire tenir l’alliance dans la durée autour de la personne impliquée.

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Visuel du cahier 019
CAHIER 019

Une invitation à regarder sérieusement

Regarder, discuter, éprouver : une adresse aux institutions, mouvements et chercheurs.

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Regarder, discuter, éprouver

Dediĉi s’adresse ici à celles et ceux qui pensent, financent, organisent, enseignent, recherchent, protègent ou militent dans le champ de la solidarité. Hauts fonctionnaires, responsables institutionnels, mouvements familiaux et militants, chercheurs en sciences humaines et sociales, formateurs, professionnels, associations, juristes, décideurs publics : cette proposition n’appelle pas une adhésion immédiate. Elle appelle un examen.

Si l’hypothèse est discutable, qu’elle soit discutée. Si elle est incomplète, qu’elle soit enrichie. Si elle est contredite par les situations, qu’elle soit corrigée. Mais si elle touche juste, alors elle désigne peut-être un angle mort majeur de la solidarité contemporaine : nous avons beaucoup pensé l’offre, et pas encore assez organisé les relations qui permettent aux solutions de tenir autour de la personne impliquée.

Pour les institutionsRegarder comment les grands toits peuvent soutenir les petits toits sans les tenir.
Pour les chercheursMettre à l’épreuve la cause des causes en cinq sous-causes.
Pour les mouvements solidairesRéinterroger l’engagement des personnes physiques et des cercles de confiance.
Pour les formateursTransmettre une solidarité qui cherche les solutions par la relation.