Après nous commence tout de suite
Poser la double temporalité : maintenant, lorsque nous ne pouvons plus, et demain, lorsqu’il faudra continuer sans nous.
Tout de suite, quand nous ne pouvons plus. Plus tard, quand nous ne serons plus là.
Un jour, un parent, un proche, un aidant peut ne plus pouvoir tenir. Cela peut arriver pour un temps : une maladie, un accident, une hospitalisation, un épuisement, une rupture, un drame social, une difficulté qui empêche de continuer comme avant. Cela peut arriver plus tard, lorsqu’ils ne seront plus là. Dans les deux cas, la même question se pose : qui restera là autour de la personne impliquée dans la vulnérabilité ?
Cette collection des Cahiers de Dediĉi part de cette inquiétude. Elle propose de la transformer en organisation humaine : construire autour de la personne un cercle de personnes de confiance, une famille sociale étendue, un Petit Toit capable de tenir la relation, la défense, le suivi durable et la recherche des appuis concrets.
Mais les parents et les proches ne pourront pas s’en sortir seuls. Les associations sont précieuses, nécessaires, à maintenir et à renforcer. Les institutions doivent, elles aussi, s’engager fortement pour reconnaître les cercles, les soutenir, les protéger et les aider à durer, sans les tenir.
La collection peut se lire dans l’ordre, ou par porte d’entrée selon la question du moment.
Quand un parent ou un proche ne peut plus porter la situation pour un temps.
Quand il faudra continuer dans la durée, avec un cercle solide autour de la personne.
Faire émerger les personnes de confiance autour de la personne impliquée.
Bleu, rouge, vert, noir et jaune : rendre visible ce qui doit être tenu.
Associations et institutions doivent aider les cercles à durer, sans les tenir à la place des personnes.
Mandat de Protection de Tous les Temps et horizon d’un Code de la solidarité.
Vingt-sept cahiers courts pour avancer progressivement de l’inquiétude des parents et des proches vers la construction d’un cercle de personnes de confiance, soutenu par les associations et les institutions.
Poser la double temporalité : maintenant, lorsque nous ne pouvons plus, et demain, lorsqu’il faudra continuer sans nous.
Préparer les relais lorsque l’empêchement est temporaire.
Penser la continuité humaine dans le temps long.
Rendre visible la charge humaine et relationnelle.
Éviter la solitude relationnelle malgré les dispositifs.
Transmettre la mémoire, les signes, les habitudes, les alertes.
Comprendre l’inquiétude comme signal d’un manque d’organisation.
Passer de la peur à un chemin de construction.
Définir le cercle comme présence humaine organisée.
Élargir la protection humaine au-delà des seuls liens habituels.
Comprendre l’abri humain de proximité.
Faire passer la compréhension de la personne avant la réponse technique.
Lire l’organisation autour de la personne avec les cinq couleurs.
Tenir la personne au centre, même quand son expression est fragile.
Tenir une défense ferme, proche et inconditionnelle.
Suivre, relancer, coordonner, tenir la continuité.
Relier les appuis concrets au soutien institutionnel.
Penser la sécurité comme présence organisée.
Protéger la personne sans prendre sa place.
Donner un cadre durable à la continuité humaine.
Prévoir les fatigues, les départs, les relais.
Passer d’une inquiétude à une première conversation.
Reconnaître la nécessité d’un mouvement solidaire plus large.
Aider les cercles à naître sans les prendre à leur place.
Faire du rôle jaune un soutien lourd, mais non propriétaire.
Faire lever des alliances autour des Petits Toits.
Ouvrir l’horizon d’un droit à ne pas être laissé seul.
Chaque cahier renvoie vers quelques textes, livres ou pages du corpus Dediĉi pour approfondir la lecture.